( Shema paru dans le journal Le Monde date du 31.01.1995 )
Que pouvons tirer comme informations de ce shema.
Tout d'abord, en ce qui concerne la fabrication du " produit " sonore,
ont s'apercoit que la maison de disque-distributeur qui promotionne " l'artiste
vedette " va presser, je dirais a l'unite pres, le nombre de Cd ou K7 demandes,
emanant des points de vente qui auront ete sondes auparavant par des representants,
ou soit aura fait faire un sondage par le biais du telephone aupres d'un panel
de consommateurs potentiels interesses par le produit. Ce qui lui permettra de
ne pas faire un bouillon ou de ne pas voir revenir des invendus. Donc gain d'argent
assure.
Ce qui n'est pas cas pour la maison de disque souvent independante qui promotionne
" le nouvel artiste ". Pour eux pas question de representants dans un
premier temps aupres des points de vente tels que FNAC, VIRGIN, CARREFOUR, etc
... Ni de sondages telephoniques. Donc un pressage d'un certains nombres de Cd
fait je dirais au " feeling ". Et ensuite proposition du produit a des
medias ou distributeurs. En esperant que le produit sera diffuse aupres des points
de vente et donc achete par le public. Ce qui empechera pas des invendus de revenir
a la maison de disque.
L'enseignement de cette courte analyse ?
Les maisons de disques independantes promotionne trop souvent des artistes, alors
qu'elles ne sont pas assures de rentrer dans leurs investissements tels que :
enregistrement, pressage, pub quand elle existe. Ce qui m'amene a dire que pour
des multi-nationales seuls compte le profit. L'investissement en argent et en
temps de la part d'une multi-nationale pour un artiste qui peut-etre deviendra
un artiste- vedette dans quelques annees, n'est plus de mise. Alors, les Brel,
Brassens, Ferre, Barbara, Hallyday et autres ne devraient pas exister si les majors
de l'epoque n'avaient vu que le profit.
Laurent DUBOURG.